“Farce de Maitre Pathelin” vv.1237-1281

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“Farce de maitre Pathelin”, inconnu.

Vv. 1237-1281

Le fragment des vv. 1237-1382 s’insère vers la fin de la farce. Maitre Pathelin, pour cupidité, accepte de défendre le berger Thibaud l’Agnelet mais  il ne sait pas qu’il est le berger de Guillaume le drapier. La scène se passe dans le tribunal ; commence avec Guillaume qui expose ses lamentations. Quand Pathelin intervient, le drapier le reconnait ; Pathelin cherche de se gâcher avec la main mais c’est trop tard. Le drapier, alors, cherche de expliquer au juge le manigance subi par Pathelin mais le juge n’arrive plus à comprendre de quel vol le drapier est en train de se plaindre. L’extrait termine avec Pathelin qui profit du malentendu pour convaincre le juge que le drapier veut seulement faire perdre du temps à tout le monde. L’attente du publique de voir Pathelin gagnant encore une fois est satisfaite à la fin du récit, mais avec un coup de scène au dernier moment est le berger qui gagne et Pathelin devient victime des ses propres ruses. Le trompeur est trompé dans un final moralisant qui punit les escrocs (le drapier et l’avocat).

Dans cet commentaire de texte on analyse l’importance du langage pour la construction des personnages, de la théâtralité et de l’action; on pourra voir comme, même s’il n’y a aucune démarche visuelle (qui s’exprime avec des gestes), le seul langage dans cet extrait permit au récit de continuer.

I) Le langage de la farce de maitre Pathelin, au-delà de sa originalité par apport aux autres farces, a des sources et des renvois très claires à tout un type de langage lié au genre et à la culture contemporaine de l’auteur. Naissant comme genre pour la divulgation oral, la farce a crée des noms, des situations, des intrigues et des personnages qui sont devenus fixes et faciles à mémoriser (il faut rappeler que souvent les farces sont transmises par tradition orale et récités à mémoire par les bardes). L’auteur de cette farce utilise le nom de Guillaume pour appeler le drapier. Cet nom est souvent lié à un personnage sot que dans cette farce est caractérisé aussi comme escroc. En effet, le drapier Guillaume est un homme qui cherche de tromper son client Pathelin (voir les vv.349-351), il croit d’être un « habile vendeur » (v. 348) mais il reste un sot, un obtus qui n’arrive pas à s’imposer vraiment et l’extrait qu’on est en train d’analyser bien démontre ca. On a dans la scène un drapier contre un avocat. L’attribut de maitre fait allusion au travail de Pathelin, mais son nom évoque sans doute le verbe pateliner, que en ancien français signifiait « flatter, faire le beau parleur ».  En fin, pas dans cet extrait mais dans la scène successive, on trouve le berger Thibaud l’Agnelet (présente déjà dans la scène précédente) qui bêle pour être jugé comme fou, sous conseille de Pathelin. Tous les trois noms, on peut voir, sont des noms « parlantes », c’est-à-dire que au-delà de leur fonctionne distinctive ils portent avec eux toute une série de significations. Comme ca, quand un de ces personnages prend la parole, il n’est pas seulement l’émetteur d’un message et il n’est pas construit seulement par son rôle dans le récit mais, avant de dire un seul mot ou de faire un seul geste, il est déjà un personnage connu qui crée certains attente dans le spectateur. Tout ca grace à l’utilisation métalinguistique et symbolique du langage.

Le langage n’est pas seulement fait pour évoquer des significations mais il crée aussi des images, il évoque des comportements, des poses, des réactions à ce qui se passe, dans un mot : tous ce que est infra verbale (fonctionne pragmatique du language). Il faut rappeler que la farce de maitre Pathelin était une des première à être écrit, donc quand l’auteur mit des points de suspensions (voir les v.1249 et le v.1252) il veut suggérer de s’imaginer une face stupéfaite, où surprise soit parce-que quelqu’un interrompe la phrase (le drapier est interrompu par le juge) soit parce que quelqu’un comprend le danger de la situation et reste interdit (Pahtelin quand il voit le drapier). L’auteur peut utiliser aussi des didascalie internes qui suggèrent des images plus précises, voir au v. 1245-1255 : « mais, aussi vrai que vous êtes  là, assis, mon seigneur le juge » (ca évoque non seul une position physique du juge mais aussi un sens de infériorité du drapier par apport à une figure de pouvoir) ; voir aussi le v. 1255 : « comme vous tenez la main haute ! » et le v.1259: « je n’ose lever la tête ». En cet extrait on trouve aussi des didascalies externes, mis pas l’éditeur, qui redoublent les actions déjà expliqué par les didascalies internes mais sont utiles pour compléter le sens de l’image (voir entre les vv. 1236-1237 la didascalie « Pahtelin lève la main pour se cacher le visage » et celle entre les vv. 1234-1235 : « Le drapier se tourne vers Pathelin qu’il reconnait » ; on comprend mieux le geste de l’avocat et on comprend aussi qu’il ne savait pas que le berger était celui du drapier). Le langage descriptive, donc, complet celui vocative dans un façon plus précis.

Après, le ton utilisé est celui typique des farces médiévales, c’est-à-dire un ton bas, populaire,  trivial, qui utilise des mots très caractéristiques de la vie commune. Dans l’ouvre, analysé en sa intégralité, à voir la formule magique simpliste pour chasser le diable « […]Marmara ! / Carimari, carimara ! » aux vv. 613-614. On trouve aussi des mots eschatologiques, voir le passage aux vv. 666-669 « Ah ! si vous pouviez ramollir ma merde, / maitre Jean ! Elle est tellement dure/ que je ne sais comment je résiste / quand elle me sort du fondement » ; le mot dure est reprise en sens comique au v. 673 « comment pouvez-vous être si dur ? » soit pour la rime soit pour la répétition syntactique de la phrase, avec le sujet qui est changé, avant était la « merde » maintenant c’est Guillaume à être « dur ». Dans l’extrait, ce sont mots comme « […] sacrédié ! » (v.1272, pour « sacre Dieu ») qui ont une fort liaison avec la langue parlé de la population, laquelle, timoraise, ne peut pas prononcer des paroles sacrilèges (à voir aussi le mot « palsambleu […] » au v. 254, pour « par le sang de Dieu »). On voit comme la choix des mots et des expressions est utilisé non seulement pour créer des personnages et des images mais on peut y reconnaitre une évidente volonté de µίµεσις (fonctionne poétique du langage). Les farces sont crées pour le peuple et pour l’amuser ; il faut utiliser un ton, un langage, des situations et des personnages reconnaissables dans le quel le publique peut se voir, et rire aussi de soi même.

II) La théâtralité du récit, donc, est strictement lié au langage avec le quel il est écrit. Mais il ne faut pas oublier que ce sont l’organisation des répliques et la structure de la composition qui donnent le rythme et le respire, et créent un joue de correspondances entre significat, volume, disposition des paroles et des répliques. L’extrait commence et finit avec deux petites tirade qui le ferment; la première de Guillaume et l’autre de Pathelin. Dans une première partie on voit l’alternance à trois à trois drapier-juge-Pathelin/drapier-juge-Pathelin, après on a juge-drapier/juge-Pathelin et en fin drapier/Pathelin. Le juge pose toujours des questionnes (et une questionne indirect au vv.1261-1262) alterné une fois à Guillaume et un fois à Pathelin mais c’est toujours maitre Pathelin qui réponde. Tout l’attention se focalise su maitre Pathelin parce-que il est le seul auquel le juge peut poser des questionnes et il est aussi le sujet des invectives du drapier.

Si on garde le volume des paroles on peut voir que, dans l’extrait, même si c’est le drapier à avoir la quantité plus grande des vers (21 sur 44), et donc il cherche de couvrir les autres, c’est maitre Pathelin qui gagne en fin. La quantité des mots, en-conséquence, n’est pas directement lié à la force du message ni est suffisante pour écraser l’adversaire. Au contraire, ca devient un motif de sarcasme, parce que il désigne un personnage qui est tellement pleine de colère de n’arriver pas à contrôler le numéro des mots ni à organiser ses pensées. Le pauvre Guillaume devient ici doublement sot, soit pour sa incapacité de reconnaitre une fourberie soit pour sa incapacité d’argumenter. Toutefois, le drapier Guillaume à de moins en mois numéro des vers à disposition (13>2>4>2) et, au contraire, celui de maitre Pathelin augment (2<4<4<9). Ca désigne déjà à un niveau structurel la victoire de Pathelin sur le drapier, en tant que le juge reste comme écrasé parmi les deux adversaires (2>2>2>1).

La sorte de ringkomposition formelle, qui trouve l’extrait ouvert et fermé par deux petites tirades, se termine avec la victoire de Pathelin qui réprende le discours du drapier (donc une sorte de ringkomposition aussi dans le contenu) mais il change totalement le message. Dans la première tirade le drapier cherche d’expliquer ses lamentations, c’est-à-dire que son berger à lui volé des brebis. Dans la dernière tirade maitre Pathelin, qui réponde au juge en lieu de Guillaume,  change la lamentation du drapier, disant que le berger à seulement volé de la laine, et commence à dire que le drapier est un « […]maladroit » (v.1275) et qu’on ne comprend rien de ce qu’il dit (« […]-c’est ce que j’ai compris -», v.1276). Même si la scène n’est pas terminé, Pathelin a déjà trouvé les deux prétexte pour gagner la querelle : subvertir et mélanger les lamentations (réelles) du drapier et lui présenter au jugement comme un pas sérieux qui veut seulement faire perdre du temps précieux à tout le monde.

III) On voit comme la progression du récit, en cet extrait, n’est pas lié aux actions mais au langage, qui construit non seul les personnages mais aussi les gestes. L’escamotage grâce auquel tout ca est possible est la continue rupture des maximes conversationnelles qui soutien la progression textuelle. La maxime de véridicité est brisé dans un premier instant par le drapier qui utilise des hyperboles figurative très forts soit quand il parle du berger comme d’un fis (« je l’ai élevé en son enfance » v. 1240) soit quand il parle de le vol qui a subit comme d’une « […] hécatombe » (v. 1247). La maxime de véridicité est aussi brisé par maitre Pathelin, qui feint d’avoir mal aux dentes (vv. 1257-1261), après il nie que le drapier est en train de dire la verité par apport à son drap (vv.1268-1270) et en fin il feint de ne savoir point que le berger à volé au drapier 30 brebis et dit qu’il a volé seulement un peux de laine (vv. 1273-1281).

Mais c’est la rupture de la maxime de pertinence qui a la capacité de créer vraiment une forte mouvement théâtrale et un grand dynamisme entre le personnages même si rien de gestuel se passe pendant cet extrait. Le drapier brise la maxime de pertinence car, quand Pathelin intervient dans le tribunal, il était en train de parler du berger mais il commence à invectiver contre Pathelin sans répondre à la question posé par le juge. Après, quand le juge lui demande de terminer de plaider « en termes clairs » il continue à parler de son drap et à soutenir d’avoir reconnu maitre Pathelin. Le juge, alors, demande à Pathelin même d’expliquer ce qui se passe avec cet drap et ca donne à l’avocat la possibilité d’obtenir la suprématie aux yeux du juge. Pahtelin l’escroc maintenant est devenu l’homme qui peut expliquer la verité tel qu’elle est. Le drapier devient, malgré lui, un homme qui semble anormal, qui mélange entre eux des lamentations sans une réel logique ni pertinence. Déjà dans la scène précédent le drapier est confus entre le deux vols subis (vv.1035-1043 et 1047-1050) et demande au berger « six aunes […] (c’est-à-dire le prix du drap). Par apport au épisode dans la maison (vv. 498-986), qui a un forte écho avec cet du tribunal, on assiste à une sorte de superposition des rôles. Le drapier semblait être l’homme délirant, personne comprend ce qu’il veut (comme Pathelin qui commence à parler dans plusieurs patois françaises en disant choses absurdes) ; Pathelin soutien le rôle de Guillemette, et aide le berger à sembler un fou ; le juge soutien le rôle de Guillaume, cherche de comprendre ce qui se passe, et il finit à croire aux mots de Pathelin. Le drapier reste toujours l’unique personnage qui n’arrive jamais à modifier la réalité avec ses mots et est le seul qui soutien la vérité. Pathelin, avec ses escamotages, réussi à lui convaincre d’être malade et de n’avoir pas pris aucun drap ; le juge absolve le berger du crime de vol, mais le berger à vraiment volé des moutons ; le berger, pour sa parte, réussi à ne payer pas Pathelin et à convaincre le juge d’être vraiment fou. Même Guillemette, complice de Pathelin, arrive à modifier la réalité car elle soutien la faux maladie de son mari. Le seul qui n’a aucun pouvoir sur le événements est le drapier Guillaume.

En fin, avec la rupture de la maxime de clarté, comme on a déjà dit, Pathlin, dans sa petite tirade, crée un qui-pro-quo et réussi à mettre l’ambiguïté dans les paroles du drapier. Dans les vers successives on voit que le juge commence à parler des lamentations du drapier comme d’un bavardage. C’est Pathelin qui subtilement mit dans le juge le suspect, disant que « il divague, / il croit en venir à son sujet / et ne sait plus y parvenir, / faute de l’avoir appris » (vv. 1267-1270) et disant qu’il est un « maladroit », donc que ca ne vaut pas la peine de l’écouter longuement dans ses discours. On comprend, même si la farce n’est pas terminé, que cette « bataille » est gagné par Pathelin grâce à sa domination du langage lequel, à sa fois, est tellement dynamisé qui arrive à substituer l’action gestuelle assent dans cette scène.

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